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maraluxe

Consulting MARRAKECH

Riad  MARRAKECH

2014-2019

by maraluxe​​​​  

Grosse tempête sur le tourisme: Les indicateurs au rouge



Tous les marchés européens à l’exception de l’Allemagne en recul.

Le marché français, 1er pourvoyeur, en chute libre.

Plus inquiétant, la baisse des recettes touristiques de 5,4% à fin avril

L’heure est grave. La demande des séjours touristiques vers Le Maroc perd de son attractivité sur le marché français. Le baromètre du Snav fait état d’une tendance baissière en avril des départs de 42% de nombre de passagers et d’une chute de 46% au niveau du volume des affaires

le Maroc enregistre un premier reflux qui alarme les professionnels du secteur, et les principaux clignotants de l'activité dégringolent: les flux des touristes, les nuitées et les recettes. Pour Marrakech, baromètre de l’activité au Maroc, à l’exception de l’Allemagne, la baisse est quasi générale et n'épargne aucun des marchés européens, principaux pourvoyeurs de touristes vers le Maroc. Durant les trois premiers mois, la France, premier débouché du tourisme marocain, était à -29%, l'Espagne à -25%, la Belgique à -23% et l’Italie à -22%. Et même l'Angleterre, qui était en pleine expansion, fléchit de près de 5,5% selon les statistiques régionales de la ville, dont les opérateurs et L'Economiste détiennent copie. A noter que dans les chiffres officiels de l’Observatoire du tourisme, on retrouve des résultats différents. L'organisme préfère intégrer dans sa méthode de calcul les arrivées aux postes frontières y compris les MRE. Aussi révèle-t-il une baisse semblable aux indicateurs de la délégation régionale du tourisme de Marrakech qui s'établit à -5,8%, toutefois nuancée par des hausses sur l'Espagne (7%) et le Royaume-Uni (6%).

La même conjoncture défavorable s'applique à Agadir et d'autres villes du Maroc. Les analystes y voient là l'incidence des amalgames concernant la sécurité dans les pays arabes et la crise économique en Europe. A mi-chemin de la Vision 2020, force est de constater que le tourisme stagne, avec même une baisse de 5% des arrivées internationales en 2015, alors qu'en 2014, le secteur avait réussi à enregistrer une performance de +10,5%. Le taux d'occupation moyen des établissements hôteliers perd 6 points par rapport au premier trimestre 2014. Beaucoup plus inquiétant, les recettes touristiques ont également baissé de 5,5% selon l'Observatoire du tourisme, passant de 12,24 milliards de DH pour le 1er trimestre 2014 à 11,56 milliards de DH pour la même période en 2015.


Année catastrophe

Une baisse confirmée par la note de conjoncture du mois de mai du ministère des Finances. A fin avril, ces recettes n'étaient que de 16,3 milliards de DH alors que l’an dernier, elles avaient évolué positivement de 3% et de 6,3% en 2013. Cela s'explique aussi en partie par les soldes sur les tarifs effectués par les hôteliers afin de "sauver les meubles", indique-t-on auprès de la profession. En nuitées, les deux pôles majeurs de l'industrie touristique, Agadir et Marrakech, accusent de plein fouet ce que la Confédération nationale de tourisme qualifie “de catastrophe” (voir interview). Les deux pôles ont tous deux enregistré des baisses respectives de 12 et 11% ce qui équivaut à 83% des nuitées perdues à l’échelle nationale durant les trois premiers mois de 2015. Les autres villes ont également affiché des résultats négatifs, en particulier la ville de Tanger (-10%) et Casablanca (-2%). Au vu de ces chiffres,

4 villes ont vu leurs nuitées chuter durant le premier trimestre de 2015. Les deux pôles touristiques, Marrakech et Agadir, sont aux premiers rangs

les trésoreries des entreprises hôtelières sont plus que tendues. Ce sombre tableau cache cependant des disparités entre les unités hôtelières. Dans certaines villes, les hôtels dont les gestionnaires sont intégrés dans les circuits de distribution internationaux font plus que résister à la crise. Globalement, ils remplissent à des niveaux comparables à ceux de l'année dernière. Cette crise devrait peut-être aussi servir à revoir les stratégies par marché. La contre-performance du marché français pèse gros sur l’évolution des indicateurs touristiques marocains. «Il y a un consensus de repli qui s’installe sans qu’il y ait une communication appropriée et du lobbying sur ce marché», soulignent les opérateurs. On se rappelle d’ailleurs la sortie du ministre du Tourisme lorsque des professionnels marocains avaient tiré la sonnette d’alarme fin 2014. A l’époque, le ministère et l’Office étaient presque dans le déni.

Aujourd’hui que la baisse est bel et bien consommée, il n’y a toujours pas de réaction. Pourtant, les prévisions sur ce marché sont encore plus alarmantes. La corporation des voyagistes français, le Snav, qui vient de livrer son baromètre mensuel fait état d’une tendance baissière en avril. Les intentions de départ enregistrent -42% de nombre de passagers se traduisant par une chute de 46% au niveau du volume des affaires au profit du Portugal qui devient au centre des convoitises des touristes français. La tendance de réservation vers ce pays est en hausse de 42% en volume de passagers, ainsi que de 14% en business. L’Espagne stagne en volume et augmente en revanche au niveau du volume d’affaires. La Grèce et l’Italie subissent aussi des baisses avec respectivement -6 et -12% en nombre de passagers. Des contre-coups de la menace d’insécurité dans ces destinations liés directement aux émigrants clandestins et arabes. Il faut cependant relativiser ces chiffres car ils traduisent surtout une désintermédiation croissante des touristes français. Car, dans le tourisme, les agences de voyages ne sont plus seules sur le créneau. Bousculées par les sites de vente en ligne, elles sont même en perte de vitesse à l’exception de celles qui se sont mises à la vente en ligne. Au Maroc, on estime que le Snav réalise près de 40% du business et que les agences en ligne réalisent autant, le reste est le fruit des réservations en direct. Mais pour les analystes, la tendance baissière sur le marché français est la même pour les trois fournisseurs avec un léger «mieux» pour les agences en ligne qui proposent, elles, des offres de dernière minute. Des good deal et braderies facturés à des mini-prix. En somme, des recettes en moins pour le pays.

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